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En survol : vers l’éco-tourisme sur l’île de Pâques

Posted by on 25 février 2013

En survolant le Pacifique, DD-tour s’est intéressé à l’île de Pâques, une île qui a connu bien des déboires au cours de son histoire mais qui n’a pas dévoilé toutes ses ressources…

 

Écotourisme : l’île de Pâques veut sonner la fin d’un développement « tout économique »

L’île de Pâques, également appelée Rapa-Nui, perdue au coeur de l’océan Pacifique à plus de 3600km des côtes sud-américaines et à plus de 4000km de Tahiti, est devenue célèbre pour ses statues, les moais, qui parsèment son territoire. On dénombre pas moins de 900 moais sur l’île, taillés dans la pierre du volcan sacré Rano Raraku. Le mystère vient du fait que près de 400 statues sont inachevées mais aussi de la chute brutale de la population pascuane au 19ème siècle.

Les moais de l'île de Pâques

Les moais de l’île de Pâques

Pas plus grande que l’île d’Oléron, d’une superficie de 165km2, son histoire hante toujours les esprits scientifiques et les amateurs de mystère.

C’est pourquoi elle est aussi devenue une destination prisée du tourisme chilien.

 

 

 

 

En écologie, on a longtemps parlé du syndrôme de l’île de Pâques. Celui-ci se rapporte au concept de l’écocide,qui se base sur la théorie selon laquelle les Pascuans auraient surexploités leurs ressources naturelles, notamment la forêt qui a aujourd’hui complétement disparue de l’île, les menant à leur propre perte. Cette théorie, controversée, a été récemment réfutée par deux scientifiques étasuniens qui ont mis à jour, grâce à la palynologie (étude des pollens), un phénomène climatique d’une grande importance, un « méga » El Niño provoquant une période de sécheresse sur l’île pendant plusieurs années consécutives, bouleversant totalement le milieu et la vie des habitants.

 

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, le tourisme est aujourd’hui la principale activité économique de l’île de Pâques. Mais celui-ci pourrait la conduire à sa perte, succombant au syndrôme qui porte son nom. La croissance constante du nombre de touristes accueillis sur l’île devient un risque pour cet écosystème si fragile.

En 2010, on comptait 70.000 visiteurs annuels tandis qu’en 2000 on n’en dénombrait que 30.000. Le gouvernement chilien conscient du risque touristique potentiel a, en accord avec la communauté rapanuie de l’île, décidé d’en limiter l’accès. Un retour en arrière en somme, puisque le Chili avait fixé le nombre de touristes annuels à 6000 dans les années 1960 avant de succomber au lobby des grands hôtels de luxe.

Aujourd’hui, l’île de Rapa-Nui a intégré un programme national de tourisme durable. Une concertation conjointe entre les différents acteurs de l’île (la communauté rapanuie, les professionnels du tourisme, le gouvernement chilien) est actuellement menée afin de mettre en place une gestion plus raisonnée de l’activité touristique ainsi qu’une gestion globale du site plus durable. Des questions telles que la production énergétique, le recyclage, l’empreinte écologique et la sensibilisation des touristes sont donc mises sur la table.

De plus, afin de préserver la riche biodiversité marine, le gouvernement chilien travaille actuellement sur la création d’une aire marine protégée, qui serait la plus grande du monde avec près d’un million de kilomètres carré.

 

L’île de Pâques pourra-t-elle éclore sous un jour neuf ?

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