browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

Singapour : un plongeon dans le recyclage

Posted by on 11 janvier 2013

À l'extrêmité de la péninsule malaise, la cité-État de Singapour s'ouvre vers un monde insulaire (Indonésie, Philippines et plus loin l'Océanie). Singapour est le pays le plus développé de l'Asie du Sud-Est. C'est aussi le plus avancé en terme de respect de l'environnement et de développement durable , Singapour ayant instauré depuis quelques années par exemple le principe de pollueur-payeur (dans le secteur industriel notamment). Mais c'est un aspect plus novateur que dd-tour souhaite mettre en lumière aujourd'hui : celui du recyclage de l'eau.

Singapour

Singapour

L'eau est un élément essentiel pour la survie de nos sociétés. La croissance de la population mondiale ainsi que l'amélioration du niveau de vie dans de nombreux pays vont impliquer une demande croissante en eau. Mais l'eau n'est pas produite sur commande. Son renouvellement naturel prend du temps. Il faut donc d'ores et déjà batailler contre le gaspillage de l'eau. Mais il faudra également compter sur la réutilisation de l'eau et son recyclage qui seront indispensables pour un futur viable.

C'est notamment sur ces solutions que Singapour mise. Il faut dire que l'approvisionnement en eau de la Cité-État est à la fois une question politique et économique. D'une superficie de 680km2, Singapour n'a qu'une nappe phréatique et quelques réservoirs d'eau de pluie, ce qui n'est malheureusement pas suffisant pour alimenter ses 5 millions d'habitants. C'est pourquoi, historiquement, Singapour achète la majorité de son eau à son unique voisin terrestre, la Malaisie.

Depuis quelques années déja, la Cité-État prend ce problème à bras le corps. Cela est passé, dans un premier temps, par une réorganisation de son système de gestion de l'eau. En effet, auparavant, la gestion du réseau d'eau potable, le traitement et la collecte des eaux usées étaient séparés dans différentes agences ; désormais le PUB (Public Utilities Board) regroupe toutes ces compétences.

Puis viennent les avancées technologiques relatives à la désalinisation de l'eau de mer et au recyclage des eaux usées. C'est ainsi que née en 2002, Newater, une eau potable issue des eaux usées. Dit comme ça, cela ne fait pas très envie, mais cette eau est considérée comme ultra pure (selon les recommandations de l'OMC). Connaissant quelques réticences à la consommation directe, cette eau est néanmoins très appréciée dans l'industrie électronique où les besoins en eau (pure) sont importants. Ce qui libère autant d'eau potable « de premier usage » pour la consommation !

En 2012, la production de Newater correspondait à 30% des besoins de Singapour. L'objectif est d'atteindre 50% d'ici à 2060, date de fin de l'actuel contrat marchand pour l'eau potable avec la Malaisie. Ceci sera coupler à une augmentation de la production d'eau potable à partir d'eau salée qui correspondrait à 30% de la consommation du pays. Alors que les prévisions montrent que la consommation d'eau du pays va doubler d'ici à 2050, Singapour voudrait, à terme, limiter voire stopper les importations d'eau potable grâce à ce simple credo : « chaque goutte d'eau doit être utilisée plus d'une fois« . Ambitieux !

 

 

Partagez !

    One Response to Singapour : un plongeon dans le recyclage

    1. A lombre du cactus

      30% en 10 ans, espérons que cela dépassera les 60% en 2022 ;)

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    *


    *

    Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>